Alice Winston est une jeune fille de 13 ans, qui vit avec ses parents dans un petit ranch du Colorado. Son père
élève des chevaux, sa mère reste tous les jours cloîtrée dans sa chambre ; sa soeur, Nona, ancienne championne d'équitation, s'est mariée et s'est enfuie un jour, laissant tout derrière elle.
Alice n'a que son père à qui parler, ainsi qu'à ses clientes, qui laissent leurs chevaux dans le ranch ; elle n'a pas vraiment d'amis, même à l'école. Mais le jour où le corps de Polly Cain, une
de ses camarades de classe, est retrouvé dans le canal, elle s'imagine que cette jeune fille était son amie, sa plus proche amie, celle qui lui confiait tout. En réalité il n'en est rien, mais
c'est ce qu'Alice raconte à l'un de ses professeurs, qui, la prenant en pitié, devient alors son confident.
Et pourtant autour d'Alice, il existe des personnes, bien vivantes, qui souhaiteraient réellement nouer une amitié avec elle ; c'est le cas de Sheila, une jeune fille qui prend des cours
d'équitation au ranch avec son propre cheval, mais qui malgré ses efforts, ne parvient jamais à remporter un seul concours. Alice se montre hostile envers elle au départ, avant de l'apprécier de
plus en plus au fil des jours.
Dès le départ, le personnage principal est donc très introverti, mal dans sa peau même ; Alice sent qu'elle n'est pas à la hauteur de ce que l'on attend d'elle, contrairement à sa soeur
Nona, excellente et inégalable cavalière.
C'est une jeune fille très solitaire, qui ne trouve du réconfort qu'auprès des chevaux et de son professeur, à qui elle ne dit pas toute la vérité, mais qui l'aide à se sentir mieux et
à comprendre un peu le monde. Car Alice se pose des tas de questions, réalise des tas de choses qu'elle n'avait jusque là jamais remarquées, et souhaite des réponses ; elle entre dans la période
de l'adolescence, son esprit se modifie et sa vision du monde également.
Le lecteur voit ce monde à travers les yeux d'Alice, à travers ses yeux adolescents et attentifs, désireux de connaître. On retombe dans l'adolescence en se mettant à sa place (ou on se reconnaît
dans ce personnage, si l'on n'a pas encore quitté cette période), puisque l'auteur présente à merveille cet important passage de la vie.
Le dieux des animaux, d'Aryn Kyle, Gallimard, mars 2009
C'est
L'histoire se déroule en Nouvelle-Angleterre, au 18ème siècle ; de nombreux pirates sillonnent alors les mers à la recherche de richesses et de gloire. Parmi
eux un jeune mousse, Thomas Goodwill, et son maître Wild Stark ; ce dernier est connu, craint et recherché par l'Inquisition. Un jour, sans le vouloir, Thomas livre Wild à un puissant
inquisiteur, qui le fait pendre sur-le-champ. Effondré, le jeune garçon s'enfuit alors en barque sur une mer déchaînée, et finit par s'échouer sur une petite île. Dix ans plus tard, il est
retrouvé sur une plage vêtu d'une combinaison de plongée et d'un scaphandre et est recueilli par Edmund Dorchester, érudit élevant des dragons.
Adam Grey est un adolescent anglais comme les autres, avec une vie normale et presque pas de problèmes ; le
jour où sa soeur Charlie disparaît à Tokyo, il décide de partir à sa recherche : ses parents sont trop effondrés pour faire quoi que ce soit, et la police n'obtient pas
beaucoup de résultats. Déçu et fâché par ce manque d'activité, il s'envole pour le Japon, bien décidé à comprendre ce qui s'est passé.
C'est parce que j'avais adoré la précédente série Entre chiens et loups de Malorie Blackman que
j'ai voulu lire La couleur de la peur ; j'imaginais une histoire un peu dans le même genre, mais non.