Toutes les histoires
racontées dans ce recueil par Makoto, un jeune homme débrouillard qui connaît bien Tôkyô, ont pour cadre le quartier très agité d’Ikebukuro. Ici, se côtoient dealers, prostituées, yakuza. Et puis
il y a les G-boys, groupes constitués de gamins comme d’adultes, dont le « roi », Takashi Andô, est ami avec Makoto.
Dans la première histoire, Rika, une amie du héros, est retrouvée
étranglée ; il se charge, avec le reste de sa bande, de chercher le coupable afin de la venger. On fait dès lors appel à lui pour toutes sortes de situations : kidnappings, rivalités
sanglantes, affaires de drogues…
Il connaît le quartier comme sa poche, a des contacts un peu partout, ce qui lui facilite évidemment la tâche et lui permet d’agir rapidement.
La deuxième histoire met en scène les Hazawa, des yakuza qui chargent Makoto de retrouver Princesse, la fille de leur chef. C’est une tâche délicate, dangereuse, qu’il se doit de réussir ; encore une fois, son esprit astucieux lui permettra de mener (presque) à bien sa mission.
Quand il n’est pas à courir les rues à droite-à gauche, Makoto tient un petit
magasin de fruits avec sa mère, ou encore écoute de la musique classique pour se relaxer. C’est un garçon ordinaire, et pourtant sa ruse est presque légendaire, et il jouit d’une excellente
réputation dans le quartier ; le personnage est intéressant, sympathique, on se laisse sans difficultés porter d’une histoire à une autre, et ce malgré les difficultés d’écriture de
Makoto.
Car l’écriture n’est décidément pas son fort, mais il fait de son mieux pour raconter de la manière la plus fluide possible ; il utilise un langage familier, a du mal à faire de longues
phrases bien construites, mais ses maladresses et sa franchise aident justement à se sentir plus proche de lui et à mieux le comprendre.
Certaines histoires sont assez violentes ou
explicites, et cela accentue l’atmosphère de danger qui se dégage de ce quartier, et de fait de l’ensemble de l’œuvre ; mais cela ne m'a pas dérangée, puisque cela correspond apparemment bien à
l'ambiance là-bas.
Ikebukuro West Gate Park d'Ishida Ira, Editions Philippe Picquier, 2005, 317 pages
C’est l’histoire de Mikage, jeune femme de vingt ans, qui vit seule dans un appartement après la mort de sa grand-mère. Elle n’a pas d’autre famille, et personne
avec qui partager sa passion : les cuisines. En effet, Mikage adore toutes les sortes de cuisines, les anciennes comme les modernes, les plus mal entretenues comme les plus propres ;
elle préfère d’ailleurs dormir dans sa cuisine que dans sa chambre.
« Alors que j’étais maigre, long, plat, Shomintsu s’exclamait en passant devant
moi :
Danny Cartwright est innocent. Tout le monde le sait. Alors pourquoi est-il accusé du meurtre de
Bernie, son meilleur ami et futur beau-frère ? Personne ou presque ne croit à sa culpabilité, et pourtant, pourtant, il sera condamné à vingt-deux ans de prison.
Ryûji est un brave marin plutôt solitaire, qui a pour seul amour la mer et les bateaux. Mais son métier
l'ennuie de plus en plus, et bien qu'il soit peu habitué à la vie sur terre, sa rencontre avec une belle jeune femme le persuade de rester vivre avec elle.
