Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 19:53

Du vendredi 29 octobre au dimanche 1er novembre, j'ai accompagné (avec grand plaisir, bien sûr...) mes parents aux Utopiales de Nantes, le festival de science-fiction. Non pas que je m'intéresse particulièrement à ce genre-là, mais je n'avais pas tellement le choix...
Bref, le festival propose tout de même plusieurs choses intéressantes, comme des films ou des auteurs en dédicaces ; j'ai ainsi pu revoir Dark Crystal, et découvrir des films comme La Machine à explorer le temps. Il y avait également des films en compétition, pour le Prix du public par exemple ; je suis allée voir l'un d'entres eux, un film japonais intitulé The clone returns home (et j'ai bien aimé, malgré le manque d'action...).

D'ailleurs, ce film a gagné un prix, ex-aequo avec un autre :-) .
En ce qui concerne les bandes-sons des films diffusés, elles étaient de qualité plutôt médiocre dans l'ensemble, pour les trois films que j'ai vus en tout cas (hormis Dark Crystal, et encore).
Bref, il y avait aussi des auteurs invités, plutôt inconnus pour moi, hormis Pierre Bordage, Fabrice Colin, Roland Wagner (et encore, je ne les connais que de nom, je ne savais pas à quoi ils ressemblaient !). Plein d'auteurs donc ont participé à des conférences et des tables rondes, et parlaient d'extraterrestres, de mondes meilleurs, du darwinisme... J'en ai écouté pas mal, puisque de toute façon je n'avais pas grand-chose à faire d'autre.

Plusieurs expositions étaient également proposées, et l'on pouvait découvrir les dessins de Léo, ou encore le monde particulier de Dinotopia (d'ailleurs son "créateur" était là aussi).       

J'ai erré un peu partout dans les salles, en regardant ces expos, avant d'enchaîner avec des conférences pas forcément inintéressantes... :-)
Oui parce que mes méchants parents me laissaient toute seule des fois, alors bon je me divertissais comme je pouvais :-s 

Mais je ne regrette pas, parce que dans l'ensemble je me suis plutôt bien amusée...

Ah oui, je me dois de terminer cet article en mentionnant ma rencontre féérique avec les frères Bogdanoff...
Ils étaient invités pour tenir une conférence d'une heure (ils ont bien sûr parlé de physique et de maths...), et comme ils étaient sur la scène principale, tout le monde pouvait les voir et les entendre.
En réalité ils m'ont fait super peur quand ils sont passé en face de moi ; ils sont quand même bien affreux, hein... En même temps, c'était Halloween...

Par tvless - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 12:31

Alice Winston est une jeune fille de 13 ans, qui vit avec ses parents dans un petit ranch du Colorado. Son père élève des chevaux, sa mère reste tous les jours cloîtrée dans sa chambre ; sa soeur, Nona, ancienne championne d'équitation, s'est mariée et s'est enfuie un jour, laissant tout derrière elle.
Alice n'a que son père à qui parler, ainsi qu'à ses clientes, qui laissent leurs chevaux dans le ranch ; elle n'a pas vraiment d'amis, même à l'école. Mais le jour où le corps de Polly Cain, une de ses camarades de classe, est retrouvé dans le canal, elle s'imagine que cette jeune fille était son amie, sa plus proche amie, celle qui lui confiait tout. En réalité il n'en est rien, mais c'est ce qu'Alice raconte à l'un de ses professeurs, qui, la prenant en pitié, devient alors son confident.
Et pourtant autour d'Alice, il existe des personnes, bien vivantes, qui souhaiteraient réellement nouer une amitié avec elle ; c'est le cas de Sheila, une jeune fille qui prend des cours d'équitation au ranch avec son propre cheval, mais qui malgré ses efforts, ne parvient jamais à remporter un seul concours. Alice se montre hostile envers elle au départ, avant de l'apprécier de plus en plus au fil des jours.

Dès le départ, le personnage principal est donc très introverti, mal dans sa peau même ; Alice sent qu'elle n'est pas à la hauteur de ce que l'on attend d'elle, contrairement à sa soeur Nona, excellente et inégalable cavalière. 
C'est une jeune fille très solitaire, qui ne trouve du réconfort qu'auprès des chevaux et de son professeur, à qui elle ne dit pas toute la vérité, mais qui l'aide à se sentir mieux et à comprendre un peu le monde. Car Alice se pose des tas de questions, réalise des tas de choses qu'elle n'avait jusque là jamais remarquées, et souhaite des réponses ; elle entre dans la période de l'adolescence, son esprit se modifie et sa vision du monde également.

Le lecteur voit ce monde à travers les yeux d'Alice, à travers ses yeux adolescents et attentifs, désireux de connaître. On retombe dans l'adolescence en se mettant à sa place (ou on se reconnaît dans ce personnage, si l'on n'a pas encore quitté cette période), puisque l'auteur présente à merveille cet important passage de la vie.


Le dieux des animaux, d'Aryn Kyle, Gallimard, mars 2009

Par tvless - Publié dans : Livres jeunesse
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 16:41

Oui, je l'ai enfin lu. Etant donné que ça fait des jours qu'il est sorti, j'aurais dû le faire avant, mais mon porte-monnaie en a décidé autrement ; heureusement, il y a celui de mon papaaaa :-) . Comme quoi, ça sert parfois, les parents ^_^ .

Bref, je vais rappeler l'intrigue pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore cette merveilleuse oeuvre génialissime.
En 2010, l'Empire de Britannia a déclaré la guerre au Japon, et l'a vaincu sans difficulté grâce à ses machines, appelées Nightmare. Le pays est totalement sous le contrôle britannien et a été rebaptisé "Area 11" ; les Japonais, renommés "Elevens", n'ont plus aucune liberté et la plupart d'entre eux sont parqués dans des ghettos.
Sept ans plus tard, Lelouch Lamperouge, membre exilé de la famille impériale, obtient un pouvoir, le Geass, qui lui permet de se faire obéir par les autres. Ayant depuis toujours la volonté de détruire l'empire, ce pouvoir est plus que bienvenu pour lui...

J'ai déjà dû dire que j'ai regardé l'anime plus d'une fois. En fait, étant très fan de la série, je me devais de lire le manga adapté, et sorti depuis quelques années au Japon ; j'étais archi heureuse de savoir que je pourrais bientôt lire le manga, moi aussi.
La couverture, d'abord, est assez simple mais tout de même bien travaillée et accrocheuse ; on voit cependant déjà la différence de graphisme avec l'anime... Qui est à mon avis le plus gros défaut de ce manga. Les dessins sont différents, les visages des personnages semblent beaucoup plus enfantins ; on les reconnaît quand même, bien sûr, mais ils sont moins précis, moins bien faits tout simplement. J'ai du mal à lire des mangas quand les dessins  ne me plaisent pas, il faut que le scénario soit vraiment bon pour que j'accroche ; heureusement, ici, je connaissais déjà l'histoire, donc pas de danger.
Un bon point par contre pour les pages en couleur du début...
Le graphisme décevant m'a donc un peu rebutée au début, mais bon, c'est Code Geass, alors je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé au final.
Le scénario est assez semblable à celui de l'anime, dans l'ensemble ; mêmes personnages, même histoire... C'est ce qui rattrape le tout, je trouve.

Code Geass : Lelouch of the Rebellion n'est pas la seule série parue en manga ; il y en aura d'autres, comme Suzaku of the Counterattack, dont les dessins me paraissent déjà plus proches de ceux de l'anime. Certaines personnes ayant lu le manga avant de regarder l'anime m'ont dit que c'était justement ce dernier qui les avait déçus ; donc, peut-être que si moi aussi je l'avais lu avant, peut-être que j'aurais trouvé les dessins meilleurs... Je ne sais pas, en tout cas ils ne me plaisent pas, ils sont bizarres, et ça me donne un peu moins envie d'acheter la suite...


Code Geass : Lelouch of the Rebellion, de Majiko!, Okouchi Ichirô & Taniguchi Goro, Editions Tonkam, 2009

Par tvless - Publié dans : Manga
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 18:40

Je suis une grosse fainéante, c'est un fait. C'est vrai qu'il faut me pousser pour faire des articles sur mon blog, parce que j'ai la flemme (comment je veux que les gens passent me voir, alors ?? Aaaah, je suis vraiment impardonnable >_<).
Bref, si quelqu'un traîne encore par ici, je propose ce tag, que j'ai piqué à droite-à gauche (j'ai vu que pas mal de personnes l'avaient pris, j'ai fait pareil ^_^).
Effectivement, je ne suis pas assez courageuse pour parler d'un livre ou d'un film, parce que je suis fainéante (et que je sors d'un DS de lettres... ça compte ?).

Une chanson...

1) que j'écoute en ce moment :
One-room Disco - Perfume. Leur nouveau single ! ♥

2) qui me rend joyeuse :
Ike Ike - Hinoi Team. Un classique de la J-pop ! Je suis obligée de connaître, même si je n'aime pas tout dans ce style de musique...

3) qui me rappelle un ex-copain : My Humps - Black Eyed Peas

4) qui me rappelle un ami perdu : Going Under - Evanescence

5) qui me fait pleurer : Setsurenka - Lareine & Last Song - Lareine. C'est pour moi LE groupe qui arrive à tout... Setsurenka est une magnifique chanson, je ne l'écoute qu'occasionnellement puisque je sais que je vais pleurer, à tous les coups. Pareil pour Last Song ; c'est la dernière chanson composée par le groupe avant leur séparation....

6) qui me fait réfléchir sur le monde : Imagine - John Lennon. Bon, classique...

7) qui en dit beaucoup sur moi : Justine - Indochine.  ...

8) que j'aurais aimé écrire : The Lost Art of Murder - Babyshambles

9) qui fait que mes amis pensent à moi quand ils l'entendent : P.Y.T - Michael Jackson

10) qui me rappelle mon enfance : La petite Charlotte - Henri Dès

11) avec laquelle j'aime me réveiller : Je ne me réveille pas souvent en musique, mais il y a un temps où mon réveil, c'était Lilium, le générique d'Elfen Lied... Et j'adorais ♥

12) avec laquelle j'aime m'endormir : Clair de lune - Debussy

13) pour laquelle je ferais n'importe quoi pour l'entendre en live : Setsurenka - Lareine et Cinderella Fantasy - Lareine.

14) qui me fait penser à ma solitude : Silvery Dark - Kaya

15) qui n'est pas mon type de musique mais que j'aime pourtant : Love Game - Lady Gaga et aussi Peur de l'échec - Orelsan

16) avec laquelle j'aime travailler : La plupart des chansons d'Anna Tsuchiya... C'est une artiste pleine de vie et talentueuse, qui me donne envie de travailler :-)

17) que j'écoute dans ma voiture: /

18) que j'écoute en boucle sans me lasser : Il y en a peu, car je finis toujours par me lasser... Mais je dirais Attack of the killer tomatoes - John De Bello & Ano kaze ni notte - Pez'moku. La première est la musique du début du film L'attaque des tomates tueuses, j'adore cette chanson carrément délirante. La seconde est une chanson aux accents jazzy, très apaisante et composée par un groupe japonais, très intéressant et riche ; cette chanson est aussi l'ending de l'anime Senjou no Valkyria.



              ♥ Pour celles et ceux que ça intéresse, j'ai rajouté les liens pour écouter chaque chanson ♥















Par tvless - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 17:46

Je me suis procuré récemment le premier tome de Loveless, une série que j'avais beaucoup aimé en anime (à mon avis, j'aurais plutôt dû faire le contraire : lire le manga et regarder l'anime ensuite, mais bon pas grave).

Je vais commencer par un résumé classique :

L'histoire se passe de nos jours, dans un monde pourtant un peu différent ; en effet ici, les "enfants" portent des oreilles et une queue de chat (pour info, c'est ce qu'on appelle le style kemono, et en ce qui concerne les films d'animation, on le retrouve dans Le royaume des chats ou encore Pompoko). Ils deviennent des "adultes" seulement après avoir perdu leur virginité ; ainsi, ces mignonnes petites oreilles disparaissent, et tout le monde est au courant (c'est très très discret...).

Aoyagi Ritsuka est un jeune collégien (qui a toujours ses oreilles, je vous rassure) pas franchement sociable, qui au début de l'histoire intègre une école où il ne connaît encore personne. 
Son frère, Seimei, a été assassiné quelques temps auparavant, et il a beaucoup de mal à s'en remettre ; de plus, il a presque entièrement perdu la mémoire, et ses seuls souvenirs remontent à deux ans auparavant. Il a l'impression d'être devenu quelqu'un d'autre, une personne que sa propre mère, complètement hystérique, ne reconnaît même pas.
Le jeune garçon doit endurer tout cela, mais a bien du mal à ne pas se laisser déborder par sa douleur intérieure et son incompréhension.
Pour ne rien arranger, le premier jour de la rentrée, Ritsuka rencontre Sôbi, un adulte qu'il ne connaît pas ; il se méfie d'abord de lui, mais Sôbi lui explique qu'il était ami avec son frère, et qu'il sait des choses sur son meurtrier. C'est également un "combattant" puissant, auquel Ritsuka doit s'allier, et dont les seules armes sont les mots ; Ritsuka, lui, découvrira par la suite sa fonction dominante de "sacrifice".
Pour faire simple, ils sont partenaires et doivent se battre ensemble contre des pas gentils-gentils ; Sôbi en tant que combattant (il se met donc au service de l'autre), et Ritsuka en tant que sacrifice (il joue donc le rôle de maître, et peut donner n'importe quel ordre à Sôbi, mais c'est aussi lui qui reçoit les attaques de l'adversaire).
D'autre part, dès leur première rencontre, Sôbi assure à Ritsuka qu'il est amoureux de lui (et ça le trouble, le petit...) ; ce dernier ne sait pas vraiment s'il est sincère, ni comment réagir, mais de toute façon il a besoin de lui, et est obligé de le suivre s'il veut retrouver qui a assassiné son grand frère.

 

 

Loveless est un manga très intéressant, et l'intrigue est encore plus fouillée qu'il n'y paraît au premier abord. Ritsuka est un personnage réellement compliqué malgré son jeune âge, il est évidemment profondément marqué par la mort de son frère et par sa perte de mémoire ; il ne sait pas comment se comporter face à sa mère, qui a l'impression d'avoir perdu son fils et a régulièrement des gestes violents envers lui. 

Malgré tout, c'est également un manga plutôt drôle, notamment lorsque Ritsuka va à l'école, ou encore lors de certains échanges avec Sôbi. Ce dernier est un personnage très mystérieux, qui ne révèle rien ou presque à Ritsuka (il faut vraiment qu'il lui arrache les réponses parfois !) ; mais c'est aussi un allié puissant indispensable, qui défend ardemment son protégé. Donc, heureusement qu'il est là  :-)  .
Un autre personnage que j'aime beaucoup, c'est Yuiko, la seule amie de Ritsuka au collège (et secrètement amoureuse de lui). Au début, j'avais peur qu'elle soit le parfait exemple de la greluche qui ne sert absolument à rien ; mais au final, même si elle est effectivement un peu cruche, je la trouve sympathique et mimi. Elle est très gentille, et parle d'elle en utilisant son prénom à la place de "je" ; elle veut absolument devenir amie avec Ritsuka, qui commence pourtant par la rejetter plusieurs fois.

 

Par la suite, je sais que d'autres personnages apparaissent, mais je les verrai en temps voulu. Il faut juste que je trouve les tomes suivants, mais bon vu le prix de chacun, pas sûr que je les lise tout de suite... -_-'


Loveless, tome 1 de Kouga Yun, Soleil Manga, 2007 pour l'édition française (2002 au Japon)  
 

Par tvless - Publié dans : Manga
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 15:11

Toutes les histoires racontées dans ce recueil par Makoto, un jeune homme débrouillard qui connaît bien Tôkyô, ont pour cadre le quartier très agité d’Ikebukuro. Ici, se côtoient dealers, prostituées, yakuza. Et puis il y a les G-boys, groupes constitués de gamins comme d’adultes, dont le « roi », Takashi Andô, est ami avec Makoto.

Dans la première histoire, Rika, une amie du héros, est retrouvée étranglée ; il se charge, avec le reste de sa bande, de chercher le coupable afin de la venger. On fait dès lors appel à lui pour toutes sortes de situations : kidnappings, rivalités sanglantes, affaires de drogues…
Il connaît le quartier comme sa poche, a des contacts un peu partout, ce qui lui facilite évidemment la tâche et lui permet d’agir rapidement.

 

 

La deuxième histoire met en scène les Hazawa, des yakuza qui chargent Makoto de retrouver Princesse, la fille de leur chef. C’est une tâche délicate, dangereuse, qu’il se doit de réussir ; encore une fois, son esprit astucieux lui permettra de mener (presque) à bien sa mission.    


Quand il n’est pas à courir les rues à droite-à gauche, Makoto tient un petit magasin de fruits avec sa mère, ou encore écoute de la musique classique pour se relaxer. C’est un garçon ordinaire,  et pourtant sa ruse est presque légendaire, et il jouit d’une excellente réputation dans le quartier ; le personnage est intéressant, sympathique, on se laisse sans difficultés porter d’une histoire à une autre, et ce malgré les difficultés d’écriture de Makoto.
Car l’écriture n’est décidément pas son fort, mais il fait de son mieux pour raconter de la manière la plus fluide possible ; il utilise un langage familier, a du mal à faire de longues phrases bien construites, mais ses maladresses et sa franchise aident justement à se sentir plus proche de lui et à mieux le comprendre.


Certaines histoires sont assez violentes ou explicites, et cela accentue l’atmosphère de danger qui se dégage de ce quartier, et de fait de l’ensemble de l’œuvre ; mais cela ne m'a pas dérangée, puisque cela correspond apparemment bien à l'ambiance là-bas. 


Ikebukuro West Gate Park d'Ishida Ira, Editions Philippe Picquier, 2005, 
317 pages

 

Par tvless - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 12:00

C’est l’histoire de Mikage, jeune femme de vingt ans, qui vit seule dans un appartement après la mort de sa grand-mère. Elle n’a pas d’autre famille, et personne avec qui partager sa passion : les cuisines. En effet, Mikage adore toutes les sortes de cuisines, les anciennes comme les modernes, les plus mal entretenues comme les plus propres ; elle préfère d’ailleurs dormir dans sa cuisine que dans sa chambre.


Un jour, elle rencontre Yûichi Tanabe, un garçon de son âge que sa grand-mère connaissait un peu ; Yûichi l’invite à emménager chez lui, ce que Mikage accepte malgré son sentiment d’être un poids pour lui. Elle s’installe donc chez Yûichi, qui vit avec sa mère, Eriko, qui est en fait son père ; Mikage l’apprécie instantanément, et Eriko l’accueille à bras ouverts, ne tardant pas à la considérer comme sa fille. Chez les Tanabe, Mikage peut cuisiner autant qu’elle veut dans leur superbe cuisine, s’entraîner et préparer les meilleurs plats. Tout semble aller pour le mieux, jusqu’à ce terrible incident qui mettra fin à leur petite vie tranquille…

 

Ce court roman renferme beaucoup de surprises ; c’est un texte modeste, mais parfaitement maîtrisé et agréable à lire, grâce à la fluidité d’écriture de l’auteur. Je ne peux pas dire que la cuisine me passionne, mais j’ai suivi très volontiers l’héroïne dans ses périples culinaires, de même que dans sa vie en général, sa vie un peu embrouillée et étrange. Elle est la narratrice, et raconte des passages personnels de son existence, ses sentiments envers Yûichi et Eriko, sa solitude parfois insupportable.
Par moments j’ai eu du mal à comprendre son attitude, notamment quand elle fait des kilomètres en taxi, la nuit, rien que pour apporter à Yûichi un plat qu’elle a trouvé délicieux ; elle agit sur des coups de tête, sans prendre vraiment le temps de réfléchir et d’attendre le bon moment. Elle craint certainement de perdre ou de rater quelque chose ou quelqu’un, si elle n’agit pas rapidement, et cela lui confère une image de « stressée ».  


J’ai beaucoup apprécié Kitchen et son ambiance sombre et sensible en même temps, son mélange de tragique et de légèreté. De plus, on apprend pas mal de choses, notamment sur certains plats japonais (pour quelques-uns, je n’en avais jamais entendu parler) ; assurément une belle découverte !

 

Kitchen est suivi d’un court récit, intitulé Moonlight Shadow, que j’ai lu aussi et qui m’a profondément touchée. Il met en scène Satsuki, une jeune femme qui perd son petit ami, Hitoshi, dans un accident de voiture. Il est évidemment très dur pour elle de s’en remettre, et ce malgré l’aide de ses amis, notamment Hiiragi, le frère d’Hitoshi, qui a lui aussi perdu sa petite amie dans le même accident. Elle rencontre ensuite Urara, une fille un peu bizarre qui devient son amie, et tente elle aussi de lui faire remonter la pente.


Cette histoire est un condensé de tristesse du début à la fin ; c’est très romantique et douloureux, on ressent la souffrance de Satsuki au fil des pages. Sa peine est telle que l’on ne peut qu’être triste avec elle, et à mon avis il est impossible de rester insensible, à moins d’avoir un cœur en pierre. En tout cas moi, j’avais les larmes aux yeux, alors si vous cherchez une petite histoire triste, je vous conseille celle-ci.

 

Kitchen de Banana Yoshimoto, Gallimard, 149 pages, 1994

Par tvless - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 15:14

« Alors que j’étais maigre, long, plat, Shomintsu s’exclamait en passant devant moi :           
 - Je vois un gros en toi. 
Exaspérant ! De face, j’avais l’air d’une peau de hareng séchée sur du bois d’allumette ; de profil… on ne pouvait pas me voir de profil, je n’avais été conçu qu’en deux dimensions, pas en trois ; tel un dessin, je manquais de relief. »


Jun, un adolescent qui vit seul dans Tôkyô, sans maison, sans famille et qui tente de survivre en vendant des objets inutiles, croise un jour Shomintsu, un professeur de sumo. Celui-ci lui assure qu’il « voit le gros en lui », malgré la maigreur du garçon, et souhaite le voir rejoindre l’école qu’il dirige. Mais Jun n’éprouve que du mépris envers les sumotoris parmi lesquels il ne discerne que « des malades, des infirmes en surpoids, des obèses qu’on devait d’urgence interner en clinique » ; malgré cela, et après quelques réticences, il accepte d’assister à un tournoi de sumo, auquel Shomintsu l’a invité. C’est ainsi qu’il se découvre une vocation pour ce sport si particulier et plus compliqué qu’il n’y paraît, puis qu’il intègre l’école de son nouveau professeur.

Mais pour réussir, il se doit de faire énormément d’efforts ; sa volonté étant parfois trop fragile, Shomintsu lui vient en aide et le conseille. Jun commence donc à s’entraîner, et surtout à ingurgiter des quantités astronomiques de nourriture, pour espérer prendre du poids, et ainsi pouvoir participer à de vrais tournois.

 

Avant d’entamer la lecture de ce livre, je ne connaissais pratiquement rien sur le sumo ; je n’avais d’ailleurs presque jamais regardé de combat. Après avoir terminé, j’en savais bien sûr un peu plus, mais pas énormément. Le thème principal est évidemment le sumo, mais les 102 pages ne laissent que peu de place aux termes techniques et aux explications, et le roman ne se transforme pas en encyclopédie ; je n’attendais justement qu’un abord superficiel du sport en lui-même et de sa pratique, et c’est le cas ici.
L’auteur accorde une grande partie du roman à décrire la psychologie de son personnage principal, qui se cherche et a du mal à s’accepter ; c’est précisément ce qui est intéressant, cet adolescent dégoûté de la vie, qui n’a presque plus rien ni personne à qui se raccrocher. Il n’est pas difficile de le comprendre, et de saisir sa révolte légitime, son esprit rebelle et presque complètement fermé. Il a énormément de mal à s’ouvrir au monde et à aller vers les autres, ce qui peut le rendre antipathique, ou vulnérable, et c’est ce genre de personnage que j’apprécie.        


Si le thème ne m’attirait pas particulièrement au départ, au final je me suis laissée prendre par l’histoire de Jun et par cet étrange sport qu’est le sumo, qui recèle bien des difficultés et des surprises.

 

Le sumo qui ne pouvait pas grossir d’Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, 102 pages, 2009

Par tvless - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 16:20


Le blog est fermé pour cause de vacances !  ^_^

Je serai de retour dans deux semaines...




Par tvless - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 16:32

Danny Cartwright est innocent. Tout le monde le sait. Alors pourquoi est-il accusé du meurtre de Bernie, son meilleur ami et futur beau-frère ? Personne ou presque ne croit à sa culpabilité, et pourtant, pourtant, il sera condamné à vingt-deux ans de prison.
Le soir du meurtre, il se trouvait en compagnie de sa fiancée Beth, la propre soeur de Bernie, et la première à le déclarer innoncent. Elle affirme que Danny n'a pas tué son ami, et ce malgré les preuves et les "témoins" ; ces derniers sont au nombre de quatre, et assurent avoir vu le jeune homme commettre le crime.
Spencer Craig, un brillant avocat, Lawrence Davenport, acteur de soaps operas très apprécié, Toby Mortimer et Gerald Payne sont ces quatre prétendus témoins prêts à tout pour envoyer Danny derrière les barreaux et faire en sorte qu'il y reste. Et la justice leur donne raison, les laisse partir et envoie Danny croupir dans la prison bien gardée de Belmarsh.

Danny n'est qu'un simple garagiste de l'East End, ne sachant ni lire ni écrire, et il n'a jamais fait de mal à personne. Mais il ne compte pas baisser les bras aussi vite ; avec l'aide de son avocat, Alex Redmayne, de sa fiancée et même de ses compagnons prisonniers, il est prêt à tout pour prouver son innocence, afin de se venger des véritables assassins de son meilleur ami.



Inutile de le nier, ce livre m'a tenue en haleine de bout en bout. Du procès jusqu'à la toute fin, je l'ai trouvé extrêmement bien ficelé, malgré quelques incohérences et facilités ; le suspense est bien là, le personnage de Danny n'agit heureusement pas trop vite (dans le cas contraire, j'aurais certainement été déçue) et évolue de façon cohérente.
Je vous rassure, l'intégralité du roman ne se déroule pas dans la prison ; un procès a bien évidemment lieu, palpitant, très bien mené. Les arguments avancés, les techniques de défense, tout cela est maîtrisé et réfléchi, que ce soit du côté de l'avocat de la Couronne ou des avocats de Danny ; ce dernier bénéficie en effet du soutien de plusieurs hommes brillants (Alex Redmayne et le père de celui-ci, éminent juge très respecté).
J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le personnage d'Alex, très jeune avocat qui fait ses premiers pas dans le métier, mais qui a apparemment et heureusement reçu pas mal de gènes de son père ; j'étais donc un peu déçue qu'il soit absent durant une grande partie du livre. 

Malgré l'épaisseur du roman, je n'ai pas trouvé tellement de longueurs dans l'histoire ; les personnages prennent leur temps, gagnent souvent en maturité et sont patients. Danny attend le moment où il pourra se venger, mais l'auteur ne le fait pas aller trop vite, et ne laisse ainsi pas de sensation de bâclé. J'ai apprécié cette attente pleine de suspense, le long et dangereux chemin choisi par le héros pour préparer sa revanche : il n'hésite pas à prendre des risques, et à faire des sacrifices. 


Je n'étais pas sûre de moi en le choisissant sur Babelio, eh bien au final je suis ravie... Je vous jure que ça donne envie de faire avocat  ^_^  .


Seul contre tous, de Jeffrey Archer, Editions First, First Thriller, 572 pages, 2009



                                                                                                                                    

Par tvless - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Présentation

Attention !

Ce n'est PAS moi sur l'avatar ! Il s'agit de Jake Gyllenhaal, que certain(e)s auront reconnu...

Vous êtes le...

compteur pour blogème visiteur sur ce blog !

Catégories

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés